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Echos des WWOOFers à Hurtebise

  • il y a 7 heures
  • 5 min de lecture

ou L’aventure WWOOfing au monastère



Après le passage de Maria à la Pentecôte, revenue début juin avec deux amies, l’aventure wwoofing se poursuit à Hurtebise. Cinq WWOOfeurs se sont croisés entre le 2 et le 20 juillet. Ils ont fait un excellent et prodigieux travail dans le calme, la joie et la bonne humeur, collaborant fraternellement et s’entraidant. Le jardin a changé d’aspect et pris un bon « coup de jeune » et de propre ! Merci à eux !


Découvrez les WOOfers de l'été

Voici leurs témoignages :


Maria :


Tuur :

J'ai passé deux belles semaines au monastère d'Hurtebise. Le cadre est beau (belles promenades à faire), le jardin magnifique et l'ambiance décontractée et sereine. Soeur Marie-Christine, qui accueille et supervise les wwoofers, était très bienveillante et reconnaissante, comme les autres soeurs d'ailleurs. Elle met la permaculture en pratique. J'ai appris beaucoup avec elle. Elle donne beaucoup de confiance (très agréable) et elle a un bon sens d'humour. Elle m'a laissé effectuer qquelques chantiers à mon rythme, à ma façon pendant qu'elle faisait d'autres tâches au sein de la communauté.


Le travail au potager était assez varié. Pas mal de désherbage (+ mulching) dans cette saison-ci évidemment, mais aussi : attache des tomates, cueillette des (derniers) cassis, taille des groseillers et des vignes, récolte (+ séchage + transformation) des oignons, des salades, courgettes.


La première semaine, j'étais le seul WWOOfer. La deuxième semaine, j'ai eu le plaisir de rencontrer Ulrike, Flor et Victoire : 3 belles personnes. J'ai beaucoup aimé nos échanges, et aussi le silence "qu'on habitait ensemble", pendant qu'on était en train de cueillir des cassis.


En plus, j'ai pu pratiquer mon allemand avec Ulrike, et elle a pu pratiquer son français. On a mangé ensemble avec d'autres bénévoles et hôtes, style chambre d'hôte (régime végétarien ou sans gluten possible sur demande.) Les chambres sont simples et très charmantes. Il y a une bonne terre à Hurtebise. Je vais revenir !

 

Flor :

I took 5 days off — not to rest, but to volunteer. I packed my bag not knowing what to expect. I'm glad I didn't hesitate. It was a completely different way of living, in a community that felt serene, in the monastery of Hurtebise.


When I arrived, I was greeted by a dynamic nun named Sister Marie-Christine. She toured me around and led me to my room, then let me rest and settle in. I went down for lunch and met another WWOOFer, Tuur, who'd already been there a week. Then Ulrike arrived, all the way from Germany. Our work started that day at 15h30.

The garden is mid-sized, with lots of fruits and vegetables — it was a delight just to see it. We cleaned and mulched the rhubarb, weeded, and harvested cassis. A different mix of tasks each day, gladly done together — me, Ulrike, and Tuur.


There's plenty of free time too, with hiking routes nearby. But I preferred to rest on the front porch, admiring the scenery — I could see it from my room's window too.


I loved everything about being a WWOOFer at the Monastery of Hurtebise. Sister Marie-Christine was very kind to us, and so were the other sisters. I also met regular volunteers who come often — clearly a well-organised community. And the food is really great!I will surely come back if I get the chance again.

Thank you for this wonderful experience! 💚🌿🙏


 

Ulrike :

(Traduction française de l’original, en allemand)

Après une première expérience WWOOF marquante et positive à La Chapelle Montligeon, j'avais envie de renouveler l'expérience dans un autre monastère. Cette fois-ci, je travaillerai au jardin.


Il fait beau et chaud, et une question me taraude : est-ce que j'en ai vraiment envie ? Ai-je le courage de travailler dehors par cette chaleur, et en suis-je même capable ? Ces questions m'occupent de plus en plus à mesure que la date approche. Pour faire court : c'était merveilleux, surtout la collaboration avec Sœur Marie-Christine et les deux autres WWOOFers. Je n'aurais jamais cru que désherber me ferait autant de bien ! Pourquoi ? D'abord, il faut prendre une décision : que garder et qu'arracher ? Laisser ou retirer ? – Là, la réponse est évidente, et un dernier coup d'œil à la couche du jardin en question me permet de respirer à nouveau. Les bonnes plantes peuvent rester, avoir de l'air et de l'espace pour pousser. C'est parfait !


Le deuxième jour, nous récoltons les oignons. J'ai le sentiment que nous en avons plus le privilège que l'obligation, puisque nous n'avons rien contribué à la magnifique croissance du potager. Nous séparons les queues des oignons et les rangeons dans un séchoir à la cave. Tandis que nous contemplons le résultat ensemble, là-bas, dans la cave, le soleil filtre à travers une fenêtre, faisant resplendir les oignons de couleurs chatoyantes. Un spectacle joyeux et ravissant.


Et voici une troisième scène que je souhaite décrire : les cassis sont déjà cueillis. Les buissons ont été très chargés : les sœurs en ont récolté quarante kilos. Quelques grappes éparses pendent encore aux branches, mais la plupart des baies sont soit desséchées, soit collantes. Elles sont désormais inutilisables. Il reste cependant quelques baies que nous voulons cueillir. Il faut d'abord les trouver et les identifier. Mais comment les distinguer ? Je remarque que les bonnes sont charnues et encore légèrement brillantes. Les autres, en revanche, sont plus molles et ternes. Nous, les WWOOfers, disparaissons dans les buissons, munis de tabourets et de seaux. Un silence complet nous enveloppe ; nous restons silencieux et concentrés sur la cueillette des quelques précieuses baies, du bout des doigts et sans pression, pour ne pas les écraser. J'entends le « ploc » dans les seaux des autres et je me dis que ce bruit sain est déjà la promesse d'une baie bien mûre. D'un autre côté, je suis assez soulagée de constater que – tant que j'entends ce « ploc » à côté de moi – le fond des seaux des autres n'est pas encore rempli et que je ne suis pas à la traîne. Tout cela prend du temps… La tâche assignée se transforme soudain en méditation. De nombreuses pensées me viennent à l'esprit sur le devenir et la mort, le moment propice à la récolte et le bonheur de saisir une opportunité tardive, qui n'arrive pas trop tard. Peut-être est-ce cela la grâce !


Le lendemain soir, nous traversons à nouveau le jardin pour arroser quelques plantes. Nous contemplons les couches à la lumière du soir et je repense au premier jour où Sœur Marie-Christine nous a fait visiter le jardin. Quelques jours seulement se sont écoulés depuis. Je suis stupéfaite de constater qu'en si peu de temps, quelque chose a grandi en moi, quelque chose que j'ai appris à aimer.

 

Victoire :

Le monastère d’Hurtebise est un lieu calme et apaisant. J’ai passé 2 jours à aider dans le jardin (taille des groseilliers et des cassissiers, plantation de salades) en chouette compagnie, sous les conseils de sœur Marie-Christine et de Tuur (un autre WWOOfer). Le potager est beau et donne vraiment envie de s’y investir. Les repas sont partagés avec les personnes accueillies au monastère (WWOOfers, bénévoles ou d’autres personnes accueillies sur place). Ce sont de chouettes moments d’échange et de rencontre avec des personnes aux parcours de vie variés.

Une très belle expérience que je recommande. Un grand merci à sœur Marie-Christine pour son accueil et sa bienveillance !


Le jardin potager du monastère d'Hurtebise
Le jardin potager du monastère d'Hurtebise

Pour en savoir plus sur le WWOOfing en Belgique : https://wwoof.be/fr/

Pour venir en WWOOFing à Hurtebise : https://www.hurtebise.eu/jeunes

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